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Mardi 10 avril 2018 : Les formats d’image

Nous sommes chaque jour submergés d’images : dans nos journaux et magazines, sur nos écrans, sur les panneaux publicitaires, il n’y a que l’écoute de la radio pour reposer nos yeux…

La grande majorité de ces images existent désormais sous la forme d’un fichier numérique. Elles s’enregistrent sous différents formats, reconnaissables grâce à l’extension placée à la fin du nom du fichier : .jpg, .gif ou encore .png. Prenons le temps de découvrir ces différents formats.

Commençons par le bitmap, extension .bmp. Ce fut l’un des premiers formats d’image utilisés, et vous avez peut être eu l’occasion de le manipuler en créant des œuvres d’art avec le logiciel Paint. Ce format génère des fichiers assez volumineux et est désormais peu utilisé.

Il y’a aussi le format .tiff, très utilisé dans le milieu professionnel pour sa qualité. Ce format génère lui aussi des fichiers volumineux rendant son usage complexe par le grand public.

Un format d’image a réussi à résoudre ce problème de taille et ainsi devenir LA star des fichiers médias. Il s’agit du JPEG, extension .jpg.

C’est le format dans lequel sont généralement enregistrées les photos prises par votre appareil. C’est celui que l’on retrouve sur la plupart des visuels qui circulent sur internet. Ce format né au début des années 90 a apporté un rapport satisfaisant entre la qualité de l’image et son poids. Le niveau de compression de l’image est réglable, permettant d’ajuster la qualité pour réduire la taille du fichier.

Un autre format le concurrençait à l’époque : le fameux GIF : .GIF, celui ci offre également des performances intéressantes mais avec un gros inconvénient : il est limité à l’affichage de 256 couleurs. La photo d’un coucher de soleil perd alors beaucoup de son charme, car on voit apparaître différentes strates de couleurs limitées à la place d’un dégradé de nuances.

L’usage du GIF fut donc limité aux visuels simples tels que les logos ou les illustrations, avant que ce format ne bénéficie d’un retour en force il y’a quelques années grâce à une de ces particularités : le GIF supporte en effet l’animation grâce au défilement de plusieurs images. Les réseaux sociaux sont désormais inondés de visuels animés reprenant des extraits de films ou d’émissions télé. Les créateurs de ce format en 1987 n’avaient sans doute pas imaginé ce type d’usage et cette longévité.

Autre format utilisé sur le web : le PNG, celui ci présente un certain nombre d’avantages dont le support de la transparence. Il permet par exemple d’afficher un logo sans son fond blanc sur un arrière plan coloré.

Tous ces formats sont des images matricielles, elles sont composées d’un exemple de points appelés pixels que l’ont voit apparaître en zoomant sur l’image. On ne peut donc pas agrandir l’image éternellement sans perdre en qualité.

Il existe en revanche des images vectorielles, : les différentes formes et courbes qu’elles représentent sont enregistrées sous formes de formules mathématiques. Elles peuvent donc être agrandies à souhait, la formule se chargeant de calculer et d’afficher une courbe parfaitement définie, quelque soit le niveau d’agrandissement. Ce type d’image est notamment utilisé pour l’impression.

Et l’avenir dans tout çà ? Un nouveau format commence à faire son apparition. Les fichiers HEIF pourraient bientôt remplacer notre bon vieux JPEG. Ils permettent d’enregistrer un certain nombre de métadonnées, voire plusieurs versions de l’image, notamment quand celle ci est prise en rafale.

Mais surtout, ils offrent des qualités de compression identiques au JPEG en utilisant 2 fois moins d’espace. De quoi soulager votre carte mémoire, ou prendre 2 fois plus de photos !